La FCGA (Fédération des Centres de Gestion Agréés) présente chaque année les données financières des TPE pour 233 métiers, sur un échantillon de sociétés suivies par les centres de gestion. Les métiers concernés sont essentiellement dans les secteurs du commerce de détail, des services, de l’agriculture et dans quelques secteurs industriels. Les données financières sur les TPE sont intégrées aux fiches DAFSA Pros dans la partie sur les coûts, les charges et les résultats. Ces données ont été mises à jour lorsqu’elles sont issues de la FCGA. Les données financières des autres fiches, notamment dans les secteurs industrie et commerce de gros, seront mises à jour dès la sortie des sources utilisées pour ces fiches, qui s’appuient sur des données INSEE, SESSI ou UNASA, disponibles en cours d’année pour une antériorité de n-2.
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2008, des revenus encore en hausse mais des résultats qui commencent à se dégrader
Selon la FCGA, le chiffre d’affaires moyen de l’ensemble des TPE, tout secteur d’activité confondu, est évalué à 253 K€ en 2008, en progression de 2,6 % par rapport à 2007. En moyenne, le résultat courant s’établit à 34,6 K€, en baisse de - 1,6 %, marquant le début de la crise économique, qui a débuté au dernier trimestre 2008.
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Indicateurs financiers de l’ensemble des TPE en 2008 et évolution
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Données 2008 |
D 07/08 |
Données 2008 |
D 07/08 | ||
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Chiffre d’affaires (K€) |
252,8 |
2,6 |
Charges de personnel (% du CA) |
13,7 |
4,2 |
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Marge brute (% du CA) |
52,1 |
2,5 |
EBE (% du CA) |
16,5 |
-1,4 |
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Valeur ajoutée (% du CA) |
37,6 |
1,7 |
Résultat courant (% du CA) |
13,7 |
-1,6 |
Source : FCGA, échantillon de 216 925 entreprises d’effectif moyen de 2,4 personnes
Ces résultats masquent une réalité différente selon les secteurs d’activité. Le secteur agricole (agriculture, pêche, sylviculture et ostréiculture) enregistre une progression de + 5,4 % en 2008, soutenue par les céréaliers (+ 8,5 %), tandis que les exploitations forestières et l’horticulture maintiennent leur chiffre d’affaires (0,5 % et 0,8 % respectivement). Le BTP connaît également une forte croissance (+ 4,2 %) favorisée par un marché de l’immobilier florissant dans un contexte de prix élevés. L’équipement de la personne (- 0,4 %) et l’équipement de la maison (- 0,2 %) stagnent, traduisant les difficultés du petit commerce face à la concurrence et au ralentissement économique. Les TPE du secteur culture et loisirs poursuivent leur baisse (- 1,4 % en 2008). L’automobile progresse (+ 1,8 %).
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Mais si le chiffre d’affaires augmente, le résultat courant diminue globalement de - 1,6 % en 2008, particulièrement dans les transports (- 6,1 %), l’équipement de la personne (- 5,2 %), l’équipement de la maison (- 4,6 %) ou les CHR (- 4,2 %). La hausse générale des charges de personnel (+ 4,2 %), conjuguée à des facteurs spécifiques à ces secteurs (hausse des prix des carburants, interdiction de fumer dans les CHR, méventes saisonnières dans l’habillement…), a pesé sur la marge, entraînant une dégradation des résultats. De plus, le début de la crise économique et financière a eu pour conséquence une baisse de la consommation dès le dernier trimestre 2008.
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2009, la réaction des pouvoirs publics
L’année 2009 a débuté sous le signe de la crise économique. Le commerce automobile, les commerces alimentaires, l’équipement de la personne et du foyer, ont été directement impactés par les arbitrages de consommation et les craintes des consommateurs. Le BTP a maintenu son activité au premier semestre, bénéficiant des commandes prises en 2008, mais s’est contracté au second semestre.
Parmi les mesures prises par le gouvernement pour ralentir les effets de la crise économique, la prime à la casse a connu un net succès, permettant de soutenir les ventes de véhicules neufs.
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En juillet 2009, les restaurateurs ont obtenu la baisse de la TVA à 5,5 % en échange d’un plan de modernisation, contenant des mesures de baisse des prix, d’augmentation de salaires et de personnel. Les premiers bilans, en décembre 2009, indiquent une baisse des prix de - 1,4 % dans les restaurants et de – 1,0 % dans les cafés, ainsi que la conclusion d’accords de branche sur les salaires et primes. Cependant, les baisses de prix ont principalement été le fait des chaînes de restauration sur des produits d’appel. Les indépendants sans enseigne ont préféré restaurer leurs marges ou porter leurs efforts sur le personnel.
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On assiste à un phénomène similaire sur l’équipement de la personne, avec l’instauration des soldes flottants début 2009. Ces derniers n’ont pas eu l’effet de relance escompté, faute de communication claire de la part des enseignes (dates non harmonisées) et par le fait que, les indépendants sans enseigne, ont, pour la plupart, boudé ces soldes.
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L’application de la Loi de modernisation de l’économie a entrainé une baisse des délais des paiement de 8 à 10 jours, en moyenne, entre 2008 et 2009 sans toutefois aller à un paiement dans les 60 jours, en raison des nombreux accords dérogatoires négociés courant 2009.
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Début 2010, des indicateurs de conjoncture encore négatifs
Si les experts parlent de reprise sur le dernier trimestre 2009, les professionnels conservent le sentiment d’une activité difficile, comme en témoigne l’évolution des indicateurs DAFSA Pros sur la conjoncture, sans réelles perspectives d’amélioration. Ils ne se projettent pas dans l’avenir, faute de visibilité à court moyen terme.
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Evolution de l’indice de conjoncture DAFSA PROs* sur 2 périodes, pour quelques macro-secteurs
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Agriculture et services associés |
Septembre : - 1,1 |
Janvier : - 1,2 |
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IAA |
Septembre : - 1,1 |
Janvier : - 1,5 |
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Commerce alimentaire |
Juillet : + 0,3 |
Novembre : + 0,3 |
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Equipement du foyer, commerces de détail |
Septembre : - 0,6 |
Janvier : - 0,5 |
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Industrie |
Septembre : - 1,7 |
Novembre : - 1,7 |
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Automobile |
Septembre : - 1,0 |
Novembre : - 0,6 |
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BTP |
Juin : - 1,3 |
Novembre : - 1,3 |
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Services aux particuliers |
Juin : + 0,2 |
Novembre : + 0,2 |
* Indice DAFSA PROs : 2 = favorable ; 1 = plutôt favorable ; 0 = stable ; -1 = plutôt défavorable ; - 2 = défavorable
Source : Global Insight – Fiches DAFSA PROs
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Certains secteurs sont particulièrement touchés par les difficultés économiques comme l’agriculture dont les revenus ont baissé en moyenne de – 34 % en 2009, par rapport à 2008. Le niveau des revenus agricoles est tombé en dessous de celui des années 1990, en raison d’une baisse des prix de vente des productions agricoles. Les revenus des éleveurs laitiers, des arboriculteurs ou des céréaliers ont même diminué de l’ordre de - 50 %.
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A l’opposé, l’immobilier termine l’année sur une note d’optimisme, avec une reprise des transactions dans le neuf, encouragées par le maintien des dispositifs fiscaux sur 2010 (Loi Scellier…). Les Notaires de France restent cependant prudents sur 2010 en raison des craintes persistantes sur le niveau du chômage et de l’incertitude sur le niveau des taux d’intérêt…
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Dans un contexte ou prédomine l’absence de visibilité sur le carnet de commandes, les TPE ont désormais un double défi à relever : l’assainissement de leurs comptes et le maintien de leur activité.



