1°) Pouvez-vous nous décrire le secteur de la viticulture, et notamment la place des TPE dans ce secteur ?
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FranceAgriMer est un établissement public sous tutelle du ministère de l’Agriculture, qui est un office pour la filière agricole et la filière pêche.
Ses trois grandes missions sont :
- l’accompagnement des entreprises et des exploitations agricoles dans leur développement
- le paiement d’aides nationales ou communautaires
- l’observation et l’analyse des marchés agricoles.
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L’organisme s’occupe de toutes les filières agricoles (vin, fruits et légumes, grandes cultures, pêche…). Dans le secteur viticole, FranceAgriMer suit toute la filière viticole, de la pépinière aux distilleries.
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Traditionnellement la filière viticole est composée de nombreuses TPE. On dénombre environ 35 000 exploitations viticoles en caves particulières (dont 18 000 mettent tout ou partie en bouteille), 75 000 déclarants de récoltes, 1 500 négociants et 800 caves coopératives. Le secteur est fortement atomisé dans la production et la mise en marché.
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Le nombre de viticulteurs a fortement baissé ces 50 dernières années, on constate que les petites exploitations disparaissent au profit d’exploitations de taille plus importante. Le nombre de coopératives, qui représentent environ 50 % de la production française, est également en recul. Le nombre de vignerons indépendants a également fortement diminué.
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La filière viticole est l’un des plus importants employeurs de main d’œuvre du secteur agricole. Le nombre de salariés permanents est relativement stable. En tant que culture spécialisée, la filière viticole est fortement demandeuse de main d’œuvre saisonnière pour la taille de la vigne entre décembre et mars et pour les vendanges à partir de mi-août jusqu’à fin octobre.
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La concurrence n’est pas très forte entre les indépendants et les coopératives car ils interviennent sur des marchés différents. Les vignerons indépendants, qui ont des quantités moins importantes à commercialiser, se concentrent sur la vente directe (restauration, vente directe en caveau, salons…) alors que les coopératives et les négociants interviennent d’avantage auprès de la grande distribution et des marchés d’exportation.
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Depuis 20 ans, le secteur s’oriente vers une spécialisation des exploitations viticoles. Quelques exploitants se diversifient cependant vers des services (accueil sur l’exploitation, oenotourisme…).
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2°) Comment se comporte l’activité des viticulteurs face à la conjoncture économique ?
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L’activité se maintient par rapport à la conjoncture économique. Le secteur a connu un passage difficile lors de la crise économique, mais depuis, les exportations reprennent, soutenues par une forte demande des pays Asiatiques. Le marché français est globalement stable, marqué par une consommation stagnante. Les niveaux de production ont baissé depuis 3 ou 4 ans en raison des petites récoltes et des campagnes d’arrachage de vigne. Aujourd’hui la filière a atteint un équilibre entre la production et la commercialisation, entrainant une stabilité des prix et une baisse des tensions à la production.
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Depuis 20 ans, la consommation devient moins régulière et plus limitée aux occasions festives. Les campagnes anti-alcool ont également eu un impact sur les modes de consommation de vin et d’alcool en France. Le vin garde cependant une forte connotation culturelle.
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