1°) Pouvez-vous nous décrire le secteur du textile/habillement ?
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L’UIT Nord est le syndicat professionnel des entreprises textiles, en amont de la filière (filature, teinture, tissage, dentelle…) et URIC UNIMAILLE représente les entreprises en aval de la filière (tricotage, confection de vêtements en maille ou en chaîne et trame). L’UIT Nord couvre le Nord-Pas-de-Calais et l’URIC UNIMAILLE, le Nord de la Loire (Grand Ouest, IDF, Nord-Pas-de-Calais). Ils représentent environ 70 % des effectifs.
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La filière comprend 2 activités principales : la filière traditionnelle Textile Mode et Maison, et les textiles techniques. Ce sont des textiles que l’on va fonctionnaliser, et qui sont utilisés dans le médical, dans le BTP, l’industrie, l’aéronautique…
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Pour des raisons historiques, les entreprises de textile/habillement sont essentiellement situées en Rhône-Alpes et dans le Nord-Pas-de-Calais.
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Le nombre d’entreprises est en baisse depuis plusieurs décennies. Le secteur compte entre 80 et 100 000 salariés aujourd’hui, soit l’équivalent des effectifs du textile nordiste dans les années 1960. Il faut cependant signaler qu’il y a encore des créations d’entreprises, mais elles sont masquées par les fermetures. De plus, si la confection a perdu 65 % de ses effectifs ces 10 dernières années, son chiffre d’affaires a progressé de près de +5% dans le même temps, et le résultat net a augmenté encore plus fortement. En effet, les entreprises françaises ont délocalisé les ateliers de confection, mais ont conservé leur valeur ajoutée, qui n’est plus dans la fabrication, mais dans la création, la mise au point des produits et la distribution des produits. La relocalisation est un épiphénomène : ce n’est pas encore une vraie tendance.
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La part des TPE est très importante, surtout sur Paris. Les ateliers de confection ayant été délocalisés, il ne reste en France que la création, le bureau d’études et le montage des prototypes. Ainsi, mécaniquement, la part des TPE progresse. Les entreprises ont en moyenne une trentaine de salariés.
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Depuis quelques années, les professionnels du textile/habillement demandent de plus en plus à participer à des clubs de dirigeants d’entreprises. Il s’agit d’une filière très hétérogène (le travail du filateur ou celui du confectionneur sont très différents), mais tous servent le même consommateur final. Ils souhaitent donc se rencontrer, pour connaître et comprendre les savoir-faire respectifs, et développer les collaborations entre les différents stades de la filière. En revanche, dans le textile technique, les professionnels demandent à rencontrer les secteurs clients pour leur faire découvrir les possibilités de leurs produits. Ce sont des réseaux informels non structurés.
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La concurrence est désormais internationale. Face aux prix bas des pays asiatiques, les professionnels mettent en avant la proximité, les délais courts, la réactivité…
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2°) Comment se comporte l’activité des professionnels face à la conjoncture économique ?
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L’activité s’est redressée sur le début de l’année 2011, mais il y a eu un net ralentissement durant l’été (août/septembre pour la majorité, dès mai/juin pour certains). Les soldes d’été ont été mauvais, et la fréquentation des magasins faible en septembre et en octobre. Les ateliers ne sont pas encore en sous-activité car ils traitent les commandes passées avant l’été, mais les professionnels sont inquiets pour la fin de l’année et pour 2012. Ce recul est lié à la baisse de la consommation et à une météo défavorable (automne et début d’hiver doux).
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La consommation recule également en Europe du Sud, mais progresse légèrement en Angleterre et en Allemagne. Les professionnels estiment que la croissance proviendra des exportations, et non du marché intérieur.
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Le textile technique accuse une légère baisse d’activité depuis quelques semaines, en raison du ralentissement économique général en France.